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Le Mont-Saint-Michel est un lieu d’une rare beauté. Avec trois millions de touristes chaque année, le site est un des plus visités de France. Problème : l’ensablement et la progression des herbus menacent le caractère unique de celui que les habitants de la région surnomment le Rocher. « Aujourd’hui, il faut des coefficients de marées supérieurs à 90 pour que le Mont soit encerclé d’eau, ce qui n’arrive qu’un tiers de l’année », explique Bruno Legendre du Syndicat Mixte Baie du Mont-Saint-Michel, maître d’ouvrage du programme. Et de poursuivre: « grâce aux travaux, le site sera entouré par la mer trois fois plus souvent qu’aujourd’hui, du début de l’automne jusqu’à la fin du printemps. » Une renaissance !
Le programme de restauration du caractère maritime du Mont-Saint-Michel comporte plusieurs phases et ouvrages mais Bruno Legendre n’hésite pas à qualifier le barrage de la Caserne de « pierre angulaire du projet. » Et pour cause. La solution retenue pour désensabler le site de manière pérenne réside dans l’utilisation combinée des deux forces naturelles présentes sur le lieu. Le Couesnon, d’une part, qui se jette dans la baie et repousse une partie des sédiments au passage. Les marées, de l’autre, dont les volumes d’eau qu’elles déplacent à marée montante seront stockés en amont du barrage puis relâchés à marée basse pour créer un phénomène de chasse d’eau. Pourtant, si le postulat paraît simple, « sa mise en oeuvre est un véritable challenge technique », relève Julien Froment, le responsable du chantier. « Nous sommes pris en tenaille en amont par le Couesnon qui se jette à la mer et en aval par les marées montantes qui viennent jusqu’au barrage. La difficulté est que nous ne pouvons pas prévoir les crues de la rivière mais uniquement les marées dont les coefficients sont les plus importants d’Europe. » Pour faire face à ces contraintes, le barrage est construit en deux temps, avec à chaque fois la création d’un batardeau. « Il s’agit de créer, avec des rideaux de palplanches au milieu de la rivière, une zone temporairement étanche afin de pouvoir réaliser tous les travaux de génie civil qui nécessitent par définition un environnement sec », explique Julien Froment. « Cette étape est très technique car l’enceinte doit être suffisamment solide pour résister à des différences de niveau d’eau qui peuvent atteindre 9 mètres, exerçant une pression énorme sur la structure et accentuant les déformations des éléments constitutifs du batardeau », rajoute-t-il en pointant du doigt une nouvelle infiltration.
Cette présence prolongée oblige les équipes de Quille à être très attentives à la réduction des nuisances. « Nous devons faire attention à deux types de publics » précise David Compte, Directeur travaux adjoint. « D’une part, aux touristes qui continuent à visiter le site et pour qui notre présence doit se faire la plus discrète possible pour ne pas perturber leur séjour. Et aux voisins directs du chantier d’autre part, dont les maisons et majoritairement les hôtels sont à moins de 200 mètres et qui vont cohabiter avec nous pendant deux ans. » Une délégation de compagnons a ainsi recueilli les réactions des résidents qui, malgré les désagréments, comprennent très bien l’intérêt du projet pour la préservation de ce site exceptionnel, poumon économique de la région. De même, des réunions sont organisées régulièrement avec les différents partenaires afin d’identifier et de traiter au plus vite les éventuelles sources de tension qui pourraient naître d’une incompréhension mutuelle. Un sonomètre a été mis en place pour surveiller l’intensité sonore du chantier et un chemin clôturé a été spécialement construit pour permettre aux troupeaux de moutons d’accéder aux marais salants. Enfin, les efforts sont allés jusqu’à la couleur des baraques de chantier, peintes en beige pour mieux se fondre dans le paysage.
Toutes ces actions s’inscrivent dans la démarche « chantier bleu » pour laquelle les équipes se mobilisent. « L’objectif est de répondre à tous les critères du label afin que le drapeau bleu flotte au plus vite sur le chantier », s’enthousiasme David Compte. « Grâce à l’engagement de tous, beaucoup a déjà été fait et nous devrions satisfaire l’intégralité des critères très prochainement » précise- t-il en consultant son tableau de bord. La démarche implique de prendre en compte les attentes de chacun (clients, riverains, sous-traitants, fournisseurs et collaborateurs) et d’assurer des conditions de propreté des accès, des lieux de travail irréprochables, des rangements organisés des matériaux et matériels et une maîtrise stricte des impacts environnementaux du chantier.
Un barrage contre le sable
Dans le cadre extraordinaire de la baie du Mont-Saint-Michel, sous le regard imposant de l’abbaye qui surplombe le chantier, les équipes de Quille réalisent sur le Couesnon le barrage de la Caserne. Engagé dans la démarche « chantier bleu », le projet est au coeur du programme de restauration du caractère maritime du Rocher qui doit lui rendre sa splendeur originelle.
Le Mont-Saint-Michel est un lieu d’une rare beauté. Avec trois millions de touristes chaque année, le site est un des plus visités de France. Problème : l’ensablement et la progression des herbus menacent le caractère unique de celui que les habitants de la région surnomment le Rocher. « Aujourd’hui, il faut des coefficients de marées supérieurs à 90 pour que le Mont soit encerclé d’eau, ce qui n’arrive qu’un tiers de l’année », explique Bruno Legendre du Syndicat Mixte Baie du Mont-Saint-Michel, maître d’ouvrage du programme. Et de poursuivre: « grâce aux travaux, le site sera entouré par la mer trois fois plus souvent qu’aujourd’hui, du début de l’automne jusqu’à la fin du printemps. » Une renaissance !Le barrage au coeur du projet
Le programme de restauration du caractère maritime du Mont-Saint-Michel comporte plusieurs phases et ouvrages mais Bruno Legendre n’hésite pas à qualifier le barrage de la Caserne de « pierre angulaire du projet. » Et pour cause. La solution retenue pour désensabler le site de manière pérenne réside dans l’utilisation combinée des deux forces naturelles présentes sur le lieu. Le Couesnon, d’une part, qui se jette dans la baie et repousse une partie des sédiments au passage. Les marées, de l’autre, dont les volumes d’eau qu’elles déplacent à marée montante seront stockés en amont du barrage puis relâchés à marée basse pour créer un phénomène de chasse d’eau. Pourtant, si le postulat paraît simple, « sa mise en oeuvre est un véritable challenge technique », relève Julien Froment, le responsable du chantier. « Nous sommes pris en tenaille en amont par le Couesnon qui se jette à la mer et en aval par les marées montantes qui viennent jusqu’au barrage. La difficulté est que nous ne pouvons pas prévoir les crues de la rivière mais uniquement les marées dont les coefficients sont les plus importants d’Europe. » Pour faire face à ces contraintes, le barrage est construit en deux temps, avec à chaque fois la création d’un batardeau. « Il s’agit de créer, avec des rideaux de palplanches au milieu de la rivière, une zone temporairement étanche afin de pouvoir réaliser tous les travaux de génie civil qui nécessitent par définition un environnement sec », explique Julien Froment. « Cette étape est très technique car l’enceinte doit être suffisamment solide pour résister à des différences de niveau d’eau qui peuvent atteindre 9 mètres, exerçant une pression énorme sur la structure et accentuant les déformations des éléments constitutifs du batardeau », rajoute-t-il en pointant du doigt une nouvelle infiltration.Deux ans de travaux
Heureusement, une grande partie des travaux préliminaires est déjà réalisée. Une piste de 2 km a été tracée pour permettre aux engins lourds l’accès au chantier. L’ancien barrage a été renforcé et transformé en passerelle pour faciliter le passage d’une rive à l’autre. Les opérations de terrassement et d’assèchement de la zone de travaux, qui ont nécessité la construction d’un système de canalisation, sont elles aussi terminées. Sur la rive Ouest, le premier batardeau est pratiquement monté. À la manoeuvre, Sébastien Vasseur, membre de l’Ordre des Tridents, la section Quille des Compagnons du Minorange. Chaudronnier-soudeur, il est présent sur le site depuis les premiers jours du chantier et ne cache pas sa satisfaction de participer à un projet si prestigieux qui « laissera une trace visible dans le paysage. » Le batardeau terminé, les travaux de génie civil de la première partie du barrage pourront démarrer. Puis, après la construction de la culée et la pose de la première moitié des piles, il faudra reproduire l’opération sur l’autre rive : démontage et remontage du batardeau, assèchement de la zone et construction de la deuxième partie de l’ouvrage. Mais, avant sa mise en service, les équipes de Quille auront une dernière mission : la démolition de l’ancien barrage qui bloque la montée des eaux de mer. Cette opération aura lieu en juin 2008, soit deux ans après le démarrage du chantier.
Objectif : le drapeau bleu !
Cette présence prolongée oblige les équipes de Quille à être très attentives à la réduction des nuisances. « Nous devons faire attention à deux types de publics » précise David Compte, Directeur travaux adjoint. « D’une part, aux touristes qui continuent à visiter le site et pour qui notre présence doit se faire la plus discrète possible pour ne pas perturber leur séjour. Et aux voisins directs du chantier d’autre part, dont les maisons et majoritairement les hôtels sont à moins de 200 mètres et qui vont cohabiter avec nous pendant deux ans. » Une délégation de compagnons a ainsi recueilli les réactions des résidents qui, malgré les désagréments, comprennent très bien l’intérêt du projet pour la préservation de ce site exceptionnel, poumon économique de la région. De même, des réunions sont organisées régulièrement avec les différents partenaires afin d’identifier et de traiter au plus vite les éventuelles sources de tension qui pourraient naître d’une incompréhension mutuelle. Un sonomètre a été mis en place pour surveiller l’intensité sonore du chantier et un chemin clôturé a été spécialement construit pour permettre aux troupeaux de moutons d’accéder aux marais salants. Enfin, les efforts sont allés jusqu’à la couleur des baraques de chantier, peintes en beige pour mieux se fondre dans le paysage.Toutes ces actions s’inscrivent dans la démarche « chantier bleu » pour laquelle les équipes se mobilisent. « L’objectif est de répondre à tous les critères du label afin que le drapeau bleu flotte au plus vite sur le chantier », s’enthousiasme David Compte. « Grâce à l’engagement de tous, beaucoup a déjà été fait et nous devrions satisfaire l’intégralité des critères très prochainement » précise- t-il en consultant son tableau de bord. La démarche implique de prendre en compte les attentes de chacun (clients, riverains, sous-traitants, fournisseurs et collaborateurs) et d’assurer des conditions de propreté des accès, des lieux de travail irréprochables, des rangements organisés des matériaux et matériels et une maîtrise stricte des impacts environnementaux du chantier.
Un élément majeur de l’intégration de Quille dans le cadre du Mont-Saint-Michel que l’entreprise rêve déjà de prolonger en remportant le contrat de réalisation de la passerelle qui remplacera la digue-route actuelle pour accéder au Mont. Pour qu’un peu plus longtemps, la magie du Rocher opère…
3 questions à David Compte, Directeur travaux adjoint – Responsable métiers et travaux fluviaux et maritimes
Comment Quille a-t-elle été sélectionnée pour la construction du barrage ?
Plusieurs facteurs expliquent que nous ayons remporté ce marché. Incontestablement notre niveau de technicité et nos nombreuses références en génie civil et en travaux fluviaux et maritimes ont joué en notre faveur. Mais la qualité de notre offre commerciale, décomposée en deux parties, a elle aussi été décisive. En effet, en plus de la solution de base comprenant une méthode d’exécution particulièrement adaptée intégrant la majorité des paramètres, nous avons proposé une variante technique qui a permis de montrer au maître d’oeuvre que nous avions une parfaite maîtrise du dossier. Par cette voie, nous avons gagné sa confiance.
Ce projet marque-t-il une confirmation du développement de Quille dans les travaux maritimes ?
Oui ! Depuis les années 90, les travaux maritimes sont une activité récurrente pour Quille. Ce secteur est actuellement en croissance et représente, en 2006, près du tiers du chiffre d’affaires de l’activité travaux publics de l’entreprise... Un chantier comme celui du Mont-Saint-Michel est une opportunité extraordinaire pour médiatiser nos savoir-faire en la matière et donc, à terme, pour développer l’activité en décrochant de nouveaux contrats et en investissant dans du matériel.
Que recouvre la démarche de « chantier bleu » ?
La démarche de « chantier bleu » est basée sur la notion de respect : respect vis-à-vis de nos clients, des riverains, des fournisseurs et sous-traitants et bien entendu de nos collaborateurs. En complément de ce volet humain, elle s’accompagne de préoccupations environnementales comme le tri des déchets ou la mise en place de dispositifs innovants d’économies d’énergie et de matières premières. Tous ces éléments correspondent à des attentes fortes de l’ensemble de nos parties prenantes et sont une priorité de l’entreprise. En ce sens, les efforts menés par Quille dans le cadre du barrage de la Caserne s’intègrent parfaitement dans le programme Actitudes, la démarche de développement durable de Bouygues Construction.
