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Les jeunes et le logement : couteau suisse, porte ouverte ou prêt à l’emploi ?

3 minutes de lecture

Dans notre article précédent sur le rapport des jeunes au logement, nous vous donnions des tendances générales sur le lieu de vie des jeunes et leurs représentations du logement. Ces enseignements, tirés d’une série de sondages effectués par JAM pour Bouygues Construction sur 1000 jeunes de 18 à 25 ans, ont abouti sur la mise au point de 6 profils-types, imaginés avec des jeunes volontaires lors d’un atelier à l’issue du sondage.

illustration des jeunes et du logement

Aujourd’hui, nous vous présentons trois premiers profils emblématiques, qui donnent un aperçu des différentes visions du logement qui cohabitent dans la nouvelle génération.

 

Chez Pierre, l’appartement couteau suisse

Pour Pierre, comme pour 27% des jeunes de 18 à 25 ans, le logement est fait pour permettre de multiples usages : dormir, créer, cuisiner, faire la fête, accueillir ses amis, mais aussi bricoler et surtout travailler : tout doit être possible chez soi.

Pour parvenir à ces différents usages, notre jeune bricoleur a beaucoup d’idées et d’astuces. Pierre est d’abord très exigeant sur le choix de son logement : lors des visites, il visualise le potentiel du lieu et ses différentes configurations possibles. Il a besoin de peu de place, mais d’une organisation optimale pour ses rangements : il faut stocker son matériel et les différents meubles déployables dans son espace central. Quand Pierre emménage enfin après de longues recherches, l’heure est à l’effervescence : installer les meubles chinés ici et là, installer les rangements ultra-fonctionnels, installer ses outils, personnaliser la cuisine, et organiser la future pendaison de crémaillère : tout doit être parfait d’ici-là ! La touche finale ? Un vélo fixie suspendu sur le seul mur vide de l’appartement.

Après son installation, Pierre s’implique dans la vie du quartier, accueille ses amis autour d’un jeu de société ou de la cuisine, mais il passe aussi beaucoup de temps seul chez lui. Il bricole, travaille sur son ordinateur à son bureau – une planche posée sur des tréteaux, facile à déployer et à ranger pour faire de la place pour ses autres activités. D’autres meubles astucieux ou extensibles et lui permettent de faire le meilleur usage possible de son espace.

La mouvance s’identifiant au profil de Pierre est l’une des plus prégnantes chez les 1000 jeunes interrogés par JAM, et fait figurer une surreprésentation importante des profils de garçons.

Chez Mathilde, la porte est toujours ouverte

19% des jeunes de 18 à 25 ans s’identifient à Mathilde, pour qui le logement est avant tout un lieu d’accueil, de convivialité et de partage.

Mathilde n’est pas souvent à la maison, en tout cas elle n’y est presque jamais seule. Autour de la cuisine, d’un apéro, de fêtes, de diverses activités créatives, ou juste pour discuter, il y a toujours des amis de passage chez Mathilde. Pour les autres activités, elle préfère sortir : marché, centre-ville, commerces de proximité, université et autres, elle est toujours en mouvement. Pour plus de commodité, elle préfère ainsi un lieu de vie très central.

Lors de son emménagement, son premier réflexe est de se présenter à tous ses voisins : de bonnes relations l’aideront à négocier des possibilités de soirées dans l’avenir. Contrairement aux idées reçues sur sa génération, les activités virtuelles ne sont pas prépondérantes pour elle : elle préfère vivre l’instant présent avec ceux qui l’entourent. Craignant la solitude, tout son appartement incarne la joie de vivre et l’ouverture. Ainsi, certains murs et meubles sont colorés, le mobilier disparate et chaleureux, la cuisine conviviale offre des vues sur le séjour.

Victor, le choix d’un logement prêt à l’emploi

Une petite fraction des jeunes (6% d’après le sondage mené en France par JAM pour Bouygues Construction début 2020) plébiscitent un appartement prêt à l’emploi, comme Victor. Pour lui, un appartement doit être simple, fonctionnel, facile d’accès et immédiatement prêt à l’usage.

Victor est un “digital nomad” : il travaille à travers les réseaux, et s’installe au gré des envies et des opportunités pour quelques mois dans une ville, avant de repartir. Il s’installe avec peu d’affaires. Un objet de décoration totem posé en évidence quelque part, et il se sent chez lui. Dès son emménagement, il ouvre son ordinateur portable et se renseigne sur la ville. La connexion est primordiale : c’est la valeur n°1 de son logement. La décoration est moins importante que la fonctionnalité de l’aménagement. Victor ne fait presque jamais la cuisine : sa salade de quinoa detox comme son kebab sont livrés chez lui à travers une plateforme. Il passe aussi beaucoup de temps à l’extérieur, dans des cafés et tiers lieux, bars et boîtes, à s’imprégner de la ville avant une prochaine destination. Il choisit donc un quartier central et branché.

En plus d’être fonctionnel, facile à prendre en location et rapide à quitter, le logement de Victor doit offrir différents services : faciliter les livraisons, mais aussi les lessives, le pressing et si possible la réparation de vélos. Dans certaines villes, Victor se tourne vers des espaces de co-living qui offrent aussi des lieux mutualisés : espaces de travail, lieux de convivialité et évènements locaux.

 

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