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Bouygues Construction prend le chemin de l’intelligence artificielle

4 minutes de lecture

Avril 2018 – Cédric Vilani, député La République en marche (LREM) de l’Essonne, publie un document de référence sur l’intelligence artificielle. La note donne notamment quelques indications sur les conséquences du développement de l’intelligence artificielle dans le secteur de la construction. Alors, chez Bouygues construction, sommes-nous prêts ?

De quoi parle-t-on ?

 

« Les algorithmes statistiques à la base du machine learning et de l’intelligence artificielle existent depuis plusieurs décennies. Ce qui a changé radicalement, c’est l’omniprésence des réseaux sans-fils (3G/4G/5G/Lora/Sigfox/Bluetooth…) » explique Damien Delbende, responsable du DataLab de Bouygues Construction, la cellule du Groupe chargée de l’exploration de nouveaux cas d’usage du groupe à partir des données internes et externes. « Grâce à ces réseaux, l’information peut être transportée très rapidement, à la vitesse de la lumière entre un fournisseur et un consommateur. Et cela permet d’élargir les possibilités dans nos vies quotidiennes, mais aussi sur des marchés nombreux et variés. Pour aller plus loin, les différentes informations collectées peuvent être croisées, enrichies, et même donner lieu à des calculs très rapides pour apporter encore plus de valeur », précise-t-il.

Intelligence Artificielle, le mot est à la mode, tout comme les usages qui en découlent. A l’époque, lors des premiers développements, « travailler avec des robots intelligents » était réservé à des métiers fortement numérisés : télécoms, banques, assureurs… Aujourd’hui, ces technologies pénètrent des métiers plus concrets avec des possibilités de valeur ajoutée encore plus importantes, surtout si on se place dans la perspective de l’emploi des robots connectés.

Au-delà des calculs rapides et complexes qui sont désormais possibles et utiles pour faire des prédictions robustes, la valeur ajoutée de l’Intelligence artificielle est de se rapprocher des comportements humains. Grâce à des recherches autour de la « computer vision » et du « Natural langage Processing », les machines peuvent voir, lire et parler. Le but : collaborer avec les hommes en bonne synergie avec beaucoup d’intuitivité. L’Intelligence Artificielle est partout, et elle peut s’intégrer dans n’importe quel métier, y compris des métiers de terrain. Une chance incroyable et un bénéfice pour les collaborateurs, les compagnons sur chantier réalisant des tâches parfois répétitives et pénibles.

Un usage déjà testé et développé

 

Les champs principaux de recherche menés actuellement par Bouygues Construction s’illustrent par la ville connectée, le bâtiment connecté et le chantier connecté. « A ces 3 échelles, de gros progrès peuvent être faits en introduisant les technologies du Big Data et de l’IA. » souligne Damien Delbende.

Actuellement, des essais sont conduits sur chantier. Par exemple, équipés de capteurs et de caméras pour les aider, des conducteurs de travaux suivent et anticipent les tâches et aléas de chantier. (Cette expérimentation est en lien avec la Chaire 4.0. Pour en savoir plus, cliquez ici). Côté Batiment Connecté, sur le Tribunal de Paris, livré il y a quelques mois, des expérimentations ont été réalisées pour détecter les anomalies de fonctionnement dans les bâtiments, par analyse automatisée des profils de consommations des compterus installés.

Enfin, pour le projet de Smart City à Dijon, la connexion des différents services à la ville en lien avec des événements est à l’étude (gestion du trafic, des transports publics, des services de police, de nettoyage…). Cela permettrait une meilleure gestion des flux et du confort pour tous les riverains, les usagers, dans le respect de la vie privée et des enjeux éthique que ces innovations soulèvent

Une dimension nouvelle, des opportunités déjà saisies … un sujet à suivre de près !