Tchernobyl

Tchernobyl :

L’arche de tous les défis

Ukraine
  • Enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl
  • Enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl
  • Enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl
  • Enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl
  • Enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl
  • Enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl
  • Enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl
  • Enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl
  • 30 ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, le réacteur n°4 s’apprête à être confiné sous une arche qui permettra de recouvrir l’ancien sarcophage et le réacteur nucléaire accidenté en 1986, et à en assurer son démantèlement.

    Réalisé par Novarka, Groupement constitué par Bouygues Travaux Publics, filiale de Bouygues Construction  et Vinci Construction Grands Projets, ce chantier exceptionnel tant par sa taille que par les conditions de sa réalisation a été signé en 2007.

  • « J’ai parcouru le monde entier sur de grands chantiers mais celui-ci est le plus gros projet auquel je participe. Tout est ici très compliqué à cause de la taille de l’ouvrage. Mais c’est une construction qui servira et qui restera dans l’Histoire. »

    Nicolas Caille, directeur du consortium Novarka

    Source : Sébastien Marcelle, dans la Dépêche du Midi, Edition Ouest, 25 avril 2016.

  • La protection de l’environnement, des populations et la sécurité du personnel sont une priorité absolue. Des mesures de surveillance du site (radioactivité et contamination atmosphérique) sont assurées en permanence, tout au long de la réalisation du chantier.

    Le personnel est également soumis à des contrôles continus. 60 personnes dûment qualifiées en radioprotection sont ainsi dédiées uniquement à la sûreté sur site.

    Tout le personnel travaillant dans la zone locale est équipé de tenues adaptées et de deux dosimètres. Légalement, la limite des doses absorbées doit être de vingt milliSieverts par an selon les normes ukrainienne et française, mais il a été décidé contractuellement d’abaisser cette valeur à treize.

    Sur le site d’assemblage de l’arche, en raison des doses faibles suite à l’assainissement de la zone, la procédure est allégée.

  1. 1
    CONTEXTE
  2. 2
    TEMOIGNAGE
  3. 3
    AMBITIONS
  4. 5
    Vidéo
  1. 1
    CONTEXTE
  2. 2
    TEMOIGNAGE
  3. 3
    AMBITIONS
  4. 5
    Vidéo
  • 30 ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, le réacteur n°4 s’apprête à être confiné sous une arche qui permettra de recouvrir l’ancien sarcophage et le réacteur nucléaire accidenté en 1986, et à en assurer son démantèlement.

    Réalisé par Novarka, Groupement constitué par Bouygues Travaux Publics, filiale de Bouygues Construction  et Vinci Construction Grands Projets, ce chantier exceptionnel tant par sa taille que par les conditions de sa réalisation a été signé en 2007.

  • « J’ai parcouru le monde entier sur de grands chantiers mais celui-ci est le plus gros projet auquel je participe. Tout est ici très compliqué à cause de la taille de l’ouvrage. Mais c’est une construction qui servira et qui restera dans l’Histoire. »

    Nicolas Caille, directeur du consortium Novarka

    Source : Sébastien Marcelle, dans la Dépêche du Midi, Edition Ouest, 25 avril 2016.

  • La protection de l’environnement, des populations et la sécurité du personnel sont une priorité absolue. Des mesures de surveillance du site (radioactivité et contamination atmosphérique) sont assurées en permanence, tout au long de la réalisation du chantier.

    Le personnel est également soumis à des contrôles continus. 60 personnes dûment qualifiées en radioprotection sont ainsi dédiées uniquement à la sûreté sur site.

    Tout le personnel travaillant dans la zone locale est équipé de tenues adaptées et de deux dosimètres. Légalement, la limite des doses absorbées doit être de vingt milliSieverts par an selon les normes ukrainienne et française, mais il a été décidé contractuellement d’abaisser cette valeur à treize.

    Sur le site d’assemblage de l’arche, en raison des doses faibles suite à l’assainissement de la zone, la procédure est allégée.

TchernobylLa préparation du site

Signé en 2007, le chantier n’a pourtant démarré qu’en 2009. Deux années ont en effet été nécessaires pour “déclasser” la plateforme où est assemblée l’arche : c’est-à-dire en faire une zone “propre” où l’on travaille sans protection spécifique. Nettoyer cette zone, cela signifie raboter la couche supérieure du sol pour la remplacer par une immense dalle de béton, mais également évacuer engins et matériaux restés en déshérence (l’équivalent d’un an de production de déchets nucléaires française).

Des rayonnements radioactifs perdurent à proximité immédiate du réacteur. En conséquence, le maximum de travaux est effectué à distance et, lorsque ce n’est pas possible, des solutions de protection sont mises en place.

TchernobylHors normes

Telle est la définition de ce chantier. Outre les dimensions du projet, les différentes étapes de la construction sont également hors normes. Le chantier a atteint une première étape-clé en octobre 2015 avec l’assemblage de l’arche. Composée de deux structures métalliques, pour un poids total de 25 000 tonnes, cette arche de confinement est longue de 162 mètres (équivalent au Stade de France),  haute de 108 mètres (hauteur équivalente à un immeuble de 30 étages), et elle affiche une portée de 257 mètres : elle pourrait recouvrir le Stade de France ou la Statue de la Liberté.

Cette nouvelle enceinte a été conçue pour résister à des températures comprises entre -43°C et +45°C, ainsi qu’à une tornade de classe 3 et à un séisme d’une intensité de 6 sur l’échelle de Mercalli. Sa durée de vie est estimée à une centaine d’années.

Prochaine étape au mois de novembre 2016, avec le ripage de l'enceinte, à l’aide de vérins, sur deux longrines en béton pour recouvrir complètement le réacteur endommagé. La fin des travaux est prévue en 2017.

TchernobylInternational

Réalisé en Ukraine par un groupement français et financé par la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement), ce projet ne peut se faire qu’avec des compétences internationales : la fabrication de l’arche est réalisée en Italie, le bardage par une société germano-turque, le levage est sous-traité à une entreprise néerlandaise, on peut croiser des conducteurs de travaux ukrainiens, des alpinistes italiens pour les travaux en hauteur, ou encore des Azéris habitués des plateformes pétrolières offshore pour la partie levage…

Quinze sites de production et d’ingénierie répartis sur trois continents, vingt-et-une nationalités et deux langues officielles, l’anglais et le russe.  Avec pour corollaires un fastidieux travail de traduction des documents, des difficultés de communication et, parfois, des incompréhensions culturelles. Mais la même fierté de participer à un projet d’intérêt général.

En brefTchernobyl