Économie circulaire et métabolisme urbain
Comment le métabolisme urbain peut-il alimenter les politiques d’économie circulaire ? Si les villes n’occupent que 2 % de la surface de la planète, elles consomment 75% des ressources, émettent entre 60 et 80 % des gaz à effet de serre d’origine anthropique et génèrent 50% des déchets[1]. Elles sont une porte d’entrée et de sortie privilégiée d’une importante concentration de flux (alimentation, électricité, froid, chaleur, carburant, biens de consommation, déchets, etc.) qui permettent de répondre aux besoins de leurs usagers : rappelons que les villes concentrent aujourd’hui 55% de la population à l’échelle mondiale. L’étude de ces flux par l’approche du métabolisme urbain est un champ qui prend de l’ampleur. De plus en plus d’administrations urbaines s’en saisissent pour définir leurs politiques d’économie circulaire.